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L’Allemagne a laissé tomber la Grèce

Depuis quelques jours, il apparaît de plus en plus probable que Berlin a pris la décision de cesser l’aide à la Grèce. L’échec de l’accord sur le dernier plan d’austérité n’est qu’un indice de plus à l’appui de cette idée. Les déclarations récentes sur la mise sous tutelle de la Grèce et les propos de Neelie Kroes vont dans la même direction.

1) Politiquement, le tout grand problème quand on prend la décision de laisser tomber un partenaire, c’est de ne pas passer pour le salaud de service. Après tout l’argent qui a été gaspillé, le gouvernement allemand ne peut pas annoncer benoîtement qu’il laisse la Grèce faire défaut. Non seulement, il serait politiquement affaibli, mais il n’est pas sûr que les partenaires européens ne trouveraient pas un moyen pour lui forcer la main. De plus, si les choses tournent mal (et elles tourneront mal), il passera pour le responsable du désastre aux yeux du monde entier. En négociation, il existe une solution très simple pour contourner cette difficulté, il s’agit d’affirmer son désir de continuer la relation tout en y mettant des conditions telles que le partenaire ne peut que refuser d’y souscrire. Ainsi, c’est l’autre qui fait le pas décisif et qui porte la responsabilité de la rupture. J’interprète de cette façon la demande récente faite par l’Allemagne de placer la Grèce sous tutelle et de confier la responsabilité budgétaire à un commissaire européen spécialement désigné. Il aurait été totalement impossible pour la Grèce d’accepter cette proposition. Hélas pour Mme Merkel, les partenaires européens, dont une bonne partie vont bientôt suivre le chemin de la Grèce dans la crise, se sont refusés à entériner une proposition qui allait les concerner dans le futur. Echec.

2) Le coup suivant est venu des Pays-Bas. Le 7 février, la commissaire européenne Neelie Kroes a déclaré qu’il « n’y aurait pas mort d’homme si la Grèce quittait l’Euro ». Le jour même, le premier ministre néerlandais, Mark Rutte, s’est déclaré « d’accord » avec Mme Kroes. Il s’agit évidemment d’une manoeuvre en service commandé par Berlin. Les Pays-Bas sont un des derniers Etats triple-A d’Europe et, comme l’Allemagne, doivent payer pour tout le monde. Quelques jours avant la sortie de Mme Kroes, les pays triple-A s’était donné rendez-vous à Berlin. Aucun doute que l’on s’est réparti les rôles. Encore un fois, il fallait préserver l’image de l’Allemagne et ce sont donc les Pays-Bas qui se sont chargés de tirer ce ballon d’essai et de tester la réaction des partenaires européens. On peut dire qu’elle n’a pas été franchement hostile. Bien sûr, Barroso a rappelé que la place de la Grèce était au sein de la zone Euro. Mais, là encore, il ne fait que jouer son rôle sans trop de conviction et on l’imaginait mal dire autre chose. Pour le reste, aucune réaction. Dans la population, par lassitude, le défaut grec semble être devenu une évidence et plus personne ne s’offusque de ce qui semblait inconcevable, il y a seulement 2 ans. Manifestement, l’opinion publique est mûre pour le défaut.

3) Enfin, cette nuit, les ministres européens des finances ont renvoyé les Grecs à leur copie concernant leur dernier (en date) plan d’austérité. On parle de l’obligation pour Athènes de préciser les moyens pour réduire les dépenses de 325 millions d’Euros. Dit comme ça, ça semble important, mais, en réalité, c’est une paille. Le nouveau plan d’aide en discussion porte sur 130 milliards et l’ensemble de l’aide à la Grèce représente le montant astronomique de 400 milliards d’Euros. On refuse leur plan d’austérité pour des imprécisions sur une somme équivalente à 0,1% de la facture totale ! A titre de comparaison, lors du prochain contrôle budgétaire, la Belgique doit trouver 2,5 milliards d’Euros, soit prêt de 8 fois le montant litigieux grec. Si la volonté d’aboutir était là, on ne ferait pas une telle montagne de montants aussi faibles. L’objectif est manifestement de se montrer à ce point exigeant que les Grecs finiront par refuser de se plier aux diktats allemands.

La décision est prise, la population est prête, et la récente hausse des marchés diffuse un dangereux sentiment de confiance. Tous les ingrédients sont réunis pour sauter dans l’inconnu.

Accrochez vos ceintures.

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Austérité : En route pour les 40 milliards ?

Régulièrement de faux naïfs s’étonnent qu’on fasse tant de bruit autour de la dette publique belge. Pour un ménage de classe moyenne qui achète son logement à crédit, un endettement de l’ordre de 300% des revenus est tout à fait supportable. Pourquoi alors s’énerver autour d’une dette d’à peine 100% du PIB ? Et bien soit, comparons donc la situation de notre beau (mais froid) pays avec celle d’un ménage.

On considère habituellement qu’un foyer ayant un revenu de 60.000 Euro par an, soit 5.000 E par mois, peut allouer au remboursement de son prêt 1/3 de ses revenus, soit 1666 E/ mois. Avec un taux fixe à 20 ans de 4,90% (offre Dexia), il peut emprunter jusqu’à 250.000 Euros, soit 416% de ses revenus annuels. La situation parait saine et la Belgique pourrait encore emprunter énormément avant d’être en difficulté…

Mais

1. On parle toujours de la dette comme d’un pourcentage du PIB. C’est sûrement très intéressant, mais le PIB ne correspond pas aux revenus de l’Etat belge. Malgré le désir effréné de certains de tout nous piquer, l’Etat doit se contenter à ce jour de la moitié du PIB. La dette belge est donc de l’ordre de 200% des recettes annuelles !

Ca change un peu la perspective, mais admettons que, jusque-là, il n’y a pas encore de quoi fouetter un chat.

2. A la différence de notre couple, le gouvernement admet structurellement un déficit public annuel. Quand on parle de « retour à l’équilibre », on parle en réalité d’un retour aux normes européennes, c’est-à-dire d’un déficit annuel de moins de 3 % du PIB, soit 6% des revenus de l’Etat. Pour notre ménage, le même équilibre signifierait un déficit annuel de 3.600 euros par an. Et en réalité, ce déficit est l’objectif du nouveau gouvernement. Les 11 milliards d’austérité, c’est juste pour rattraper cette fameuse norme 3 %. Car le déficit réel est de l’ordre de 9% du budget. (16 milliards en 2010) soit 5.400E/an pour notre couple. Imaginez la tête de votre banquier quand vous allez lui expliquer que, en faisant tout votre possible, avec un scénario optimiste et si tout va bien, vous arriverez à diminuer de moitié votre déficit annuel.

Bon, admettons encore une fois, que ce soit un problème annexe qui se réglera tout seul par le retour magique de la croissance.

3. Notre gentil petit couple est en déficit, mais, sa situation n’est pas encore en péril parce qu’il offre quelque chose comme garantie, sa maison. Si jamais les accidents de la vie devait les rendre incapables de payer leurs traites, la maison pourrait être vendue et le prêt serait remboursé, offrant un nouveau départ à ce couple. Rien de comparable dans le cas de l’Etat. Certains expliquent doctement que l’épargne des belges suffit à rembourser la dette et que les investisseurs ne doivent donc pas s’en faire. Outre que ce propos me fait terriblement peur -certains pensent donc réellement à saisir les comptes d’épargne-, il est complètement faux. (source page 10) Certes, l’encours des comptes d’épargne et des comptes à vue, représente environ 300 milliards. Nous ne sommes pas loin des 355 milliards de la dette belge. Mais c’est oublier le passif du bilan des Belges, et en particulier les emprunts hypothécaires, qui se montent à 200 milliards d’Euros. Quant aux autres actifs financiers, qui sont principalement de actions, des obligations et des produits structurés sur ces deux catégories, leur valeur dans un pays où on nationalise les comptes bancaires va se rapprocher de zéro. On ne peut donc pas compter dessus. L’Etat ne présente donc aucune garantie à ses bailleurs de fond.

Bon, admettons encore une fois que ce n’est pas grave et que, le cas échéant, l’Etat pourra toujours confisquer vos biens immobiliers pour satisfaire ses créanciers.

 4. Enfin, le dernier élément qu’on oublie systématiquement, c’est la duration du prêt. Tout qui achète une maison sait qu’il doit comparer les prêts à 10, 20 ou 30 ans avant de se décider. Plus le prêt est court, plus les taux d’intérêts sont faibles, mais les mensualités élevées. Dans le cas de l’Etat belge, la duration moyenne est de 5 ans ! (source) Si notre couple avait emprunté à 5 ans, comme l’Etat, ses mensualités seraient de 4.700 euros par mois soit 94% de ses revenus. Sur une durée aussi courte, il ne peut emprunter en réalité que 85.000 euros, soit 140 % de leurs revenus annuels. S’ils empruntaient 200 %, comme l’Etat aujourd’hui, il devrait débourser 45% de leurs revenus en mensualités. Intenable bien sûr.

L’Etat est donc un débiteur qui n’offre aucune garantie, qui vit systématiquement au-dessus de ses moyens et qui est déjà surendetté. Les organismes américains de crédits hypothécaires ont un nom pour désigner les ménages dans la même situation : « subprime »


Soyons de bon compte, j’ai introduit un biais dans mon raisonnement. Les mensualités d’un couple ordinaire sont composées pour partie d’un remboursement du capital. Quant à lui, l’Etat se contente de payer les intérêts, ce qui rend sa situation à peu près supportable. J’entends bien l’argument et il est fondé, mais il met tout simplement en évidence le fait que la Belgique ne remboursera jamais sa dette. Je le dis depuis le début ! la Grèce ne remboursera pas, la Belgique ne remboursera pas, l’Allemagne ne remboursera pas et les Etats-Unis même ne rembourseront pas leur dette. Aucun pays occidental n’a l’intention de rembourser sa dette !

Imaginons maintenant que, pris par une sorte de morale si éloignée de leur nature, les politiciens décident néanmoins d’honorer leurs promesses et d’assumer leurs engagements. Combien cela coûterait-il ?

Oublions déjà l’idée de rembourser l’entièreté de la dette à l’échéance, c’est à dire dans les 5 ans. Et imaginons qu’on transforme le tout (355 milliards) en du papier à 30 ans aux taux actuels (MM200 à 4,66) qu’on rembourse selon un plan standard à mensualité constante.

Je sors ma calculette et j’obtiens le résultat suivant.

1.832.000.000 par mois

Soit environ 22 milliards par an ! Auxquels il faut ajouter la disparition réelle du déficit budgétaire, soit 16 milliards de plus par an.

Soit, au final, 38 milliards par an (22 % des recettes de l’Etat) pendant 30 ans.

Quand on voit la dureté des mesures nécessaires pour lever 11 milliards d’euro si tout va bien, à quoi peut-on s’attendre pour en lever 38 à coup sûr pendant 30 ans ? Aucun gouvernement démocratique n’est capable d’imposer cela à ses électeurs. Pour faire aboutir un programme pareil, il faut au moins un Pinochet, peut-être un Staline.

Qui est prêt à abandonner ses libertés fondamentales pour rembourser la dette ? En tout cas, pas moi !

 NB: Dans ce calcul, je n’ai tenu compte que de la dette officielle. Les promesses de pensions constituent une dette cachée qui triple le montant final. Dormez tranquilles, braves gens…

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crise : la solution est libérale (comme toujours)

Dans un monde socialiste, les politiques d’austérité sont socialistes.


C’est un miracle de la communication politique d’être parvenu à faire passer l’austérité pour une valeur de droite. La gauche comme la droite trouve un intérêt politique à se distribuer les rôles, aux uns la gentillesse et les cadeaux, aux autres la rigueur et la bonne gestion. Les gogos d’électeurs n’en demandent pas plus. Pourtant, même quand elle est menée par la droite, un politique d’assainissement des finances publics n’a jamais qu’un seul but : préserver le système social-démocrate en place en Europe. Qu’on ne vienne pas me dire que ce n’est pas un objectif de la gauche ! D’ailleurs, les partis socialistes ont souvent fait bien plus que les partis de droite pour assainir leurs pays respectifs. En Grèce, Papandréou a imposé l’austérité, là où Karamanlis avait échoué. En Allemagne, c’est Schröder qui a mis en place les réformes qui permettent à Merkel de parader aujourd’hui. En Belgique, Di Rupo a privatisé Belgacom quand Reynders a nationalisé Fortis. Et même en France,… non !, en France tout le monde a merdé !Les libéraux et les libertariens commettent une erreur stratégique monstrueuse en acceptant de se faire les porte-paroles et les thuriféraires de l’austérité. Non seulement, ils se font les alliés objectif de l’Etat social-démocrate, mais en plus, les politiques d’austérités ne servent plus à rien. Il y a encore 5 ou 10 ans, un assainissement en profondeur des finances publiques avait un sens. Mais, aujourd’hui, c’est trop tard. Depuis le temps que l’on signale qu’une gestion indolente de l’Etat allait conduire à la catastrophe, et bien, on y est ! La catastrophe a eu lieu ! Le suicidaire ne s’est pas encore atteint le sol mais il a déjà sauté du toit. Inutile d’encore faire appel aux services d’aide psychologique. Il faut déjà s’activer pour l’après-krach.La situation actuelle n’est pas comparable aux récessions de ces dernières décennies. D’habitude, un choc extérieur vient ralentir l’activité économique et met du contre-coup les finances publiques en difficulté. Mais aujourd’hui, nous vivons un effondrement de nos systèmes économiques, par l’intérieur, sous le poids du mauvais crédit. L’Etat et les finances publiques sont à l’épicentre du séisme. Temporairement, il est sans doute possible de colmater la brèche, mais les forces à l’oeuvre ne disparaîtront pas pour autant et l’effondrement final est inéluctable. Ni la Grèce, ni l’Allemagne, ni les Etats-Unis, ni aucun pays occidental ne remboursera jamais sa dette. Défendre aujourd’hui l’austérité, et se ruer dans la spirale grecque, revient à détruire l’économie et la société pour reculer de quelques mois ou quelques années un événement inéluctable.A gauche, de plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer ce cycle infernal. Mais ils n’ont pas perçu l’ampleur du problème et s’imaginent que leurs vieilles recettes anti-cycliques de deficit spending vont résoudre le problème dont elles sont la cause immédiate. Hélas pour eux, ils ne seront pas suivi par l’establishment keynésiarque qui a bien conscience de jouer sa survie dans la crise actuelle. Plus que jamais, solution économique et solution politique se rejoignent en ce que la sortie de crise ne peut se faire que par la sortie du système social-démocrate mis en place depuis des décennies.

La solution libérale


Privatisations massives : Le problème immédiat de l’Etat est un problème de liquidité pour faire face aux échéances de remboursement de la dette publique. La stratégie payante jusqu’à présent, qui consistait à faire rouler les échéances d’une année sur l’autre par un recours récurrent à l’emprunt, arrive à son terme et devient intenable dans un contexte de credit crunch. L’augmentation des taux d’intérêt déséquilibre les finances publiques, ce qui dégrade la confiance des investisseurs et augmente encore les taux d’intérêt. L’idée de rétablir l’équilibre des finances publiques par une augmentation des taxes et une diminution des prestations sociales est absurde parce qu’elle ne rencontre pas le vrai problème qui est l’épuisement du crédit au niveau mondial. On peut encore jouir d’une parfaite confiance auprès des investisseurs, si ceux-ci n’ont pas d’argent à investir, la situation ne va pas s’améliorer. Pour s’en sortir, il faut procèder à des privatisations massives. On génère ainsi un flux d’argent liquide qui permet de réduire notre dépendance au marché international du crédit. Si ces liquidités donnent le temps nécessaire à la réalisation des réformes structurelles indispensables, il ne s’agit pas à proprement parler de mesures one-shot, mais d’une investissement. Vendre sa maison de campagne pour partir en vacance est une ineptie, la vendre pour payer les travaux indispensables dans sa résidence principal est un acte de saine gestion.

Réduction drastique de la fiscalité et dérégulation du marché : Pour contrer les pressions récessionnistes du credit crunch en court, il faut relancer la croissance, mais une vraie croissance, basée sur l’investissement durable et non plus sur la consommation éphémère. Nous sommes à l’aube d’une phase de destruction créatrice telle que décrite par Schumpeter qui va marquer l’abandon d’une économie basée sur le crédit et le retour à une économie d’épargne et d’investissement. La pire erreur serait de s’arc-bouter pour maintenir le système actuel ou d’essayer de planifier le futur. La période historique que nous allons traverser nécessite de lâcher totalement les rênes aux forces entrepreneuriales. On a besoin de nouveaux barbares qui détruisent le vieux monde et fassent naître le nouveau. Il suffit de 2 à 3 ans pour que le nouveau dynamisme économique fasse ressentir ses effets et qu’une croissance nouvelle voit le jour. D’ici là, nous allons souffrir nécessairement et dans tous les scénario. Mais que préférez-vous ? Souffrir comme un cancéreux en soins palliatifs ou souffrir comme une femme en chambre d’accouchement ?

Annulation ordonnée de la dette publique : Ne vous faites aucune illusion, la dette ne sera jamais remboursée. Aucun gouvernement au monde n’est capable de garantir un excédent primaire de 5% pendant 20 ans. Le seul espoir des politiciens réside dans un retour miraculeux de la croissance qui permettrait de réduire le ratio dette/PIB. Mais le montant brut de la dette, personne n’envisage un seul instant de le réduire. Aujourd’hui, on ne parle même pas d’arrêter la croissance de la dette mais de réduire les déficits, c’est-à-dire, in fine, seulement le rythme de croissance de la dette. La dette en elle-même est intouchable et inaccessible. Un jour, peut-être demain, ce système devra disparaître, comme chaque chose en ce bas monde, et nous connaîtrons une faillite de tous les pays occidentaux. Notre alternative est donc de s’organiser en vue que celle-ci soit la moins douloureuse possible ou de nous laisser prendre au dépourvu. Pensez à l’énergie dépensée depuis 3 ans pour « sauver la Grèce ». Et, au final, on a détruit le pays et on court droit vers un défaut désordonné. N’aurait-il pas mieux valu consacré ce temps et cette énergie à mettre au point un plan de sortie qui sauve les meubles ? Oh ! bien sûr, il y aura toujours quelqu’un pour juger immoral de ne pas rembourser ses dettes. Souvent quelqu’un proche du lobby bancaire, d’ailleurs. Mais qu’on ne compte pas sur moi pour verser une larme sur ces malheureux créanciers. Qu’ont-ils fait, sinon de fournir à l’Etat les moyens de ses politiques dispendieuses et de ses gabegies insensées ? Et sur quoi garantissaient-ils leurs prêts, sinon sur la possibilité de l’Etat de lever toujours plus d’impôts et de confisquer – en ultime recours – l’épargne de la population ? Ils ont joué le jeu du toujours plus d’Etat, et bien, ils ont perdu. Tant pis ? Ou bien fait ?

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